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Salut pour tous je voudrais prsenter la vie d'Adam Smith Adam Smith (5 juin 1723 - 17 juillet 1790 est un philosophe et conomiste cossais

 
2009-12-13, 19:17   : ( 1 )

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Adam Smith 5 juin 1723 - 17 juillet 1790


Salut pour tous


je voudrais prsenter la vie d'Adam Smith

Adam Smith (5 juin 1723 - 17 juillet 1790

est un philosophe et conomiste cossais des Lumires. Il reste dans lhistoire comme le pre de la science conomique moderne, et son uvre principale, la Richesse des nations, est un des textes fondateurs du libralisme conomique. Professeur de philosophie morale luniversit de Glasgow, il consacre dix annes de sa vie ce texte qui inspire les grands conomistes suivants, ceux que Karl Marx appellera les classiques et qui poseront les grands principes du libralisme conomique.
La plupart des conomistes considrent Smith comme le pre de lconomie politique ; pourtant certains, comme lAutrichien Joseph Schumpeter, lont dfini comme un auteur mineur car son uvre ne comportait que peu dides originales[1].



Biographie

Jeunesse

Adam Smith est n le 5 juin 1723 Kirkcaldy, petite ville de 1 500 habitants en Écosse. Ds sa naissance, Adam Smith est orphelin de pre. Ce dernier, contrleur des douanes, meurt deux mois avant la naissance de son fils[2]. À lge de quatre ans, Adam Smith est enlev par des bohmiens, qui, prenant peur en voyant loncle du jeune garon les poursuivre, labandonnent sur la route o il sera retrouv[3],[4].

Élve particulirement dou ds son enfance, bien que distrait, Adam Smith part tudier Glasgow lge de quatorze ans et y reste de 1737 1740. Il y reoit, entre autres, lenseignement de Francis Hutcheson, le prdcesseur dAdam Smith la chaire de philosophie morale. Smith sera trs influenc par Hutcheson[5],[6]. Il part ensuite tudier luniversit dOxford, o lenseignement est alors dune qualit trs mdiocre, si bien que le jeune lve choisit lui-mme ses lectures. Cette slection personnelle lui vaut dailleurs dtre menac dexpulsion de luniversit lorsquon dcouvre dans sa chambre le Trait de la nature humaine du philosophe David Hume, lecture juge inconvenante lpoque[7].


Enseignement de la logique et de la morale

Choisissant une carrire universitaire, Smith obtient lge de vingt-sept ans la chaire de logique luniversit de Glasgow et plus tard celle de philosophie morale. Cette institution est bien plus srieuse que celle dOxford et le corps enseignant apprcie peu ce nouveau venu qui sourit pendant les services religieux et qui est de plus un ami dclar de David Hume. Pourtant Smith devient relativement connu Glasgow, o il participe des cercles intellectuels, joue au whist le soir Il est apprci de ses tudiants : ses manires et son allure peu commune lui valent dtre imit, et on voit mme de petits bustes de lui dans certaines librairies de la ville[8]. Ses frquents hochements de tte et sa diction maladroite drivaient dune maladie nerveuse dont il souffrit tout au long de sa vie[9].
Au-del de son excentricit, la clbrit dAdam Smith provient aussi de son travail et de la parution en 1759 de la Thorie des sentiments moraux, uvre de philosophie qui le fait connatre en Grande-Bretagne et mme en Europe. Dans ce livre, il essaie de comprendre comment lindividu, considr comme goste, parvient porter des jugements moraux qui font passer son intrt personnel au second plan. Smith affirme que lindividu peut en fait se placer dans la position dun tiers, dun observateur impartial, qui peut donc saffranchir de son gosme et fonder son jugement sur la sympathie. On discute vite des thses de ce livre un peu partout, et plus particulirement en Allemagne[10].
Adam Smith, alors quil tait professeur de logique, a crit dautres ouvrages qui ne seront publis quaprs sa mort. Un des plus connus est son Histoire de lastronomie. Lhistoire de lastronomie proprement parler ne reprsente quune petite partie de louvrage, et sarrte Descartes, car en fait Smith sintresse davantage aux origines de la philosophie. Selon Smith, lesprit prend plaisir dcouvrir les ressemblances entre les objets et les observations, et cest par ce procd quil parvient combiner des ides et les classifier. Dans la succession des phnomnes constats, lesprit recherche des explications plausibles. Lorsque les sens constatent une succession qui rompt avec laccoutumance de limagination, lesprit est surpris, et cest cette surprise qui lexcite et le pousse vers la recherche de nouvelles explications[11].
La philosophie, en exposant les chanes invisibles qui lient tous ces objets isols, sefforce de mettre lordre dans ce chaos dapparences discordantes, dapaiser le tumulte de limagination, et de lui rendre, en soccupant des grandes rvolutions de lunivers, ce calme et cette tranquillit qui lui plaisent et qui sont assortis sa nature.
Adam Smith, Histoire de lAstronomie
[12]
Les convictions religieuses dAdam Smith ne sont pas connues avec prcision, et il est souvent considr comme un diste limage de Voltaire quil admirait. Ronald Coase a critiqu cette thse et note que, bien que Smith fasse rfrence un grand architecte de lunivers , la Nature, ou encore la fameuse main invisible , il ne parle que trs rarement de Dieu, et surtout il explique que les merveilles de la nature attisent la curiosit des hommes, et que la superstition est la faon la plus immdiate de satisfaire cette curiosit, mais qu terme, elle laisse la place des explications plus usuelles et donc plus satisfaisantes que celles de lintervention des dieux[13

Voyage en Europe

Louvrage de Smith est remarqu par Charles Townshend, homme politique important et chancelier de lÉchiquier de 1766 sa mort un an plus tard[14]. Ce dernier avait pous en 1754 lady Caroline Campbell, veuve de lord Dalkeith, duc de Buccleuch, avec lequel elle a dj deux fils. Townshend cherche un tuteur pour le fils an de son pouse qui, comme tous les jeunes aristocrates anglais de lpoque, doit faire un Grand Tour, et propose Smith daccompagner celui-ci dans son priple[15].
Smith et son lve quittent la Grande-Bretagne pour la France en 1764. Ils restent dix-huit mois Toulouse, ville dont la socit lui semble ennuyeuse. Sjournant dans le sud de la France il rencontre et enthousiasme Voltaire, ainsi quune marquise dont il doit repousser les avances. Pendant ce long sjour dans une Province qui lennuie, Smith entame la rdaction dun trait dconomie, sujet sur lequel il avait t amen dispenser des cours Glasgow. Aprs tre passs par Genve, Smith et son lve arrivent Paris. Cest l quil rencontre lconomiste le plus important de lpoque, le mdecin de Madame de Pompadour, Franois Quesnay. Quesnay avait fond une cole de pense conomique, la physiocratie, en rupture avec les ides mercantilistes du temps. Les physiocrates prnent que lconomie doit tre rgie par un ordre naturel : par le laissez-faire et le laissez-passer. Ils affirment que la richesse ne vient pas des mtaux prcieux, mais toujours du seul travail de la terre et que cette richesse extraite des sols circule ensuite parmi diffrentes classes striles (les commerants, les nobles, les industriels). Adam Smith est intress par les ides librales des physiocrates, mais ne comprend pas le culte quils vouent lagriculture. Ayant vcu Glasgow, il a conscience de limportance conomique de lindustrie[16].


Rdaction de la Richesse des nations et retraite
En 1766, le voyage de Smith et de son protg sachve, le frre de ce dernier ayant t assassin dans les rues de Paris. Smith rentre Londres, puis Kirkcaldy o il se consacre son trait dconomie politique. Il ne se rend que rarement Londres pour participer aux dbats de son temps. Il y rencontre Benjamin Franklin dont linfluence lui fera dire que les colonies amricaines sont une nation qui deviendra trs probablement la plus grande et la plus formidable qui soit jamais au monde[17] .
Dix ans aprs son retour Kirkcaldy, Adam Smith publie enfin son trait dconomie quil intitule Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (An Inquiry into the nature and the causes of the wealth of nations), titre souvent abrg en Richesse des nations.
En 1778, Smith devient commissaire aux douanes Édimbourg, ce qui lui assure une retraite confortable. Il passe les douze dernires annes de sa vie en clibataire, vivant avec sa mre (jusqu la mort de celle-ci quatre-vingt-dix ans).
À la fin de sa vie, il devient recteur de luniversit de Glasgow, et voit son uvre traduite en franais, allemand, danois, italien et espagnol. Le premier ministre Pitt le Jeune lui dclare mme un jour : Nous sommes tous vos lves.
Smith meurt le 17 juillet 1790 lge de soixante-sept ans, dans une relative indiffrence vu les troubles rvolutionnaires qui agitent alors la France et menacent la campagne anglaise. Il est enterr simplement Canongate, on peut lire sur la pierre tombale : Ci-gt Adam Smith, auteur de la Richesse des nations [18].


La pense dAdam Smith

Bien que connu de son vivant pour ses uvres de philosophie, la postrit a surtout retenu son talent dconomiste. Les sciences conomiques lont trs rapidement lev au rang de fondateur. Le courant libral, autant conomique que politique, en a fait un de ses auteurs de rfrence. Quy a-t-il dans La richesse des nations qui justifie une telle postrit ? Paradoxalement, Adam Smith na apport presque aucune ide nouvelle la philosophie et lconomie dans son ouvrage. La plupart de ces ides ont dj t approches par des philosophes et des conomistes comme Franois Quesnay, John Locke, William Petty, David Hume (avec qui il entretenait des relations amicales), Turgot ou encore Richard Cantillon. La Richesse des Nations mentionne plus dune centaine dauteurs auxquels sont empruntes les diffrentes analyses.
Ce qui donne toute sa valeur luvre de Smith nest donc pas son originalit, mais la synthse de la plupart des ides conomiques pertinentes de son temps. La plupart des auteurs qui lont prcd ont dvelopp des ides brillantes, mais distinctes de tout systme global cohrent, et souvent associes dautres conceptions conomiques beaucoup moins pertinentes (comme la strilit de lindustrie chez les physiocrates). Smith corrige les erreurs a posteriori videntes des auteurs qui lont prcd, il approfondit leurs ides et les liens entre elles pour tisser une compilation cohrente. Son mode de pense repose souvent sur le principe suivant : pour Smith ce qui est sage pour le chef de famille ne peut pas tre une folie dans la gestion dun empire.

Les sentiments moraux

Dans la Thorie des sentiments moraux, il tente de dcrire les principes de la nature humaine pour comprendre comment ils suscitent la cration dinstitutions communes et un comportement social.
Smith sinterroge sur lorigine de la capacit quont les individus de porter des jugements moraux sur les autres mais aussi sur leur propre attitude. Smith commence par affirmer, contre les thories de l'gosme et de l'intrt, le caractre dsintress de certains de nos jugements.[19]. Selon lui, chacun de nous a en lui-mme un homme intrieur , capable de se placer distance de ses propres passions et intrts, afin de se constituer en observateur impartial de soi-mme, capable de tmoigner son approbation ou sa dsapprobation morale l'gard de ses propres actes, et dont nous ne pouvons ignorer le jugement. Certains voient dans cette thse une anticipation du concept de surmoi (lequel est pourtant une instance inconsciente)[20].
Dans la Thorie des sentiments moraux, la sympathie au sens dempathie, de capacit de comprendre un autre en se mettant en quelque sorte sa place, occupe une place centrale. Pour Smith, lhomme dans ses actions doit tenir compte du point de vue des spectateurs rels ou du spectateur impartial, dans le cadre dun double processus de sympathie. Dune part les spectateurs sidentifient lacteur et arrivent comprendre les motifs de son action, dautre part lacteur sidentifie aux spectateurs qui le contemplent et peroit leurs sentiments son gard. Il rsulte, de ce double processus de dcentrement, un champ de connaissances communes lacteur et aux spectateurs qui engendrent lensemble du systme des rgles (dont celles de justice) qui permettent la matrise des passions [21] . Le problme est que ce double dcentrement nest pas facilement accessible tous. Aussi, Diatkine[22] suggre-t-il que cest parce que Smith avait conscience de ces difficults quil a crit la Richesse des nations o, dans le domaine conomique, le march dune certaine faon se substitue au spectateur impartial ou du moins oblige les acteurs conomiques tenir compte les uns des autres.


Suivante

 

 
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La nature de la richesse

Avant Smith, les conomistes avaient propos deux grandes dfinitions de la richesse. Smith reprend, dans le Livre IV de la Richesse des Nations, une critique des mercantilistes que Schumpeter qualifiera d' inintelligente , savoir que la richesse est dfinie par la possession de mtaux et de pierres prcieuses, car ce sont eux qui permettent de financer les guerres, ce sont eux qui ont une valeur durable dans le temps et reconnue partout. Il sagit dune richesse essentiellement princire. Jamais les mercantilistes n'ont soutenu cela , souligne Schumpeter[23] Pour les physiocrates, la production agricole est la seule source de richesse, les autres activits ntant voues qu la transformation de cette richesse premire.
Pour Smith, la richesse de la nation, cest lensemble des produits qui agrmentent la vie de la nation tout entire, cest--dire de toutes les classes et de toutes leurs consommations. Lor et la monnaie ne constituent donc plus la richesse, elles nont en elles-mmes aucune autre utilit que celle dintermdiaire de lchange[24]. Adam Smith rejoint donc la vision de la monnaie propose par Aristote dans lAntiquit[25] . Pour lui, l'origine de la richesse est le travail des hommes. Il pose ainsi les bases de la doctrine de la valeur travail, qui sera pleinement thorise au sicle suivant par David Ricardo.
Cette richesse, comment est-elle produite, et comment peut-on laccrotre ? En tentant de rpondre cette question, Smith propose une analyse de la croissance conomique. Analysant lconomie de son temps, il distingue trois grandes causes de lenrichissement de la nation : la division du travail, laccumulation du capital, et la
taille du march


La division du travail

La division du travail consiste en une rpartition toujours plus spcialise du processus de production de sorte que chaque travailleur peut devenir spcialiste de ltape de la production laquelle il se ddie, accroissant donc lefficacit de son travail, sa productivit[26].
Ce qui permet la division du travail, cest lchange. Les hommes se rpartissent les taches pour survivre, puis schangent les fruits de leur travail. Plus les changes saccroissent, plus les hommes sont mme de se consacrer une tche particulire et desprer des autres la satisfaction de leurs autres besoins[27].
Il existe toutefois un obstacle la division du travail, cest la taille du march. Plus les hommes sont nombreux, plus ils peuvent se diviser les tches. Si le march nest pas assez grand, le surplus de production permis par une division du travail toujours accrue ne trouvera pas acheteur[28].
Par ailleurs, la division du travail na pas que des avantages. Smith note quelle peut avoir des effets dsastreux sur lintellect des ouvriers qui sont abrutis par la rptition de gestes dune simplicit toujours plus grande. Il invite donc lÉtat faire quelque chose pour quil en soit autrement, peut-tre mettre en place un systme ducatif. Ce faisant, Adam Smith approche la notion dexternalit que dvelopperont plus tard les conomistes et qui justifiera en partie lintervention de lÉtat.
Pour illustrer ce principe de division du travail, Adam Smith a employ l'exemple d'une manufacture d'pingles, probablement repris Henri-Louis Duhamel du Monceau[29]. ou bien en se rfrant l'article "pingles" de l'encyclopdie de diderot et d'alembert (1755)


Le march et la main invisible

La notion de main invisible est susceptible d'une double interprtation suivant que l'on suppose qu'il y a une discontinuit dans l'oeuvre de Smith entre la Thorie des Sentiments moraux et la Richesse des Nations (approche dite parfois Leibnizienne) ou non. Les analystes de Smith ont longtemps dbattu sur une ventuelle opposition entre les thses exposs dans ces deux ouvrages. Ce dbat est connu depuis Joseph Schumpeter comme das Adam-Smith-Problem . Dun ct, la Thorie des sentiments moraux donne une explication morale au fonctionnement harmonieux de la socit, centre sur le concept de sympathie , tandis que la Richesse des nations lexplique par un mcanisme conomique reposant sur l'intrt personnel. De multiples interprtations ont t donnes de ce problme. Si, au XIXe sicle, on tendait considrer ces deux ouvrages comme contradictoires, les chercheurs de nos jours soulignent en gnral la continuit de la pense de Smith[30].

La main invisible dans l'approche discontinue du libralisme classique


Cette approche est celle du libralisme classique et aurait t diffuse inconsciemment par des milliers d'auteurs de manuels [N 1]. Dans cette version, la main invisible serait une mtaphore par laquelle Smith signifierait que les marchs sont autorgulateurs et conduiraient l'harmonie sociale.
Selon cette interprtation,comme dans la Thorie des sentiments moraux, Smith se demanderait dans la Richesse des nations comment survit une communaut o chaque individu se proccupe avant tout de son intrt goste, toutefois, il avancerait une explication nouvelle et diffrente de celle propose dans son ouvrage prcdent.
En fait, les actions des individus seraient coordonnes et rendues complmentaires par le march et ce quil appelle la main invisible . Selon Smith, les lois du march, associes au caractre goste des agents conomiques, conduiraient un rsultat inattendu : lharmonie sociale. La confrontation des intrts individuels mne naturellement la concurrence, et cette dernire amne les individus produire ce dont la socit a besoin. En effet la forte demande provoque lenvole des prix, cette dernire amne donc naturellement les producteurs avides de profits produire le bien recherch. Lgosme dun individu seul est nuisible, mais la confrontation des gosmes mne lintrt gnral. Si un producteur tente dabuser de sa position et fait monter les prix, des dizaines de concurrents tout aussi avides de profit en profiteront pour conqurir le march en vendant moins cher. La main invisible oriente donc le travail vers lusage le plus utile la socit car cest aussi celui qui est le plus rentable. Elle rgle avec justesse aussi bien les prix, que les revenus et les quantits produites.
Adam Smith avancerait donc lide dun march autorgulateur que nauraient pas eu les physiocrates. Paradoxalement ce mcanisme, paradigme du libralisme conomique, est trs contraignant pour lindividu qui se voit imposer aussi bien son activit que sa rmunration. Il ne sagit pas de faire ce que lon veut, car le non-respect des recommandations du march mne la ruine. En fait, lindividu est conduit par une main invisible remplir une fin qui nentre nullement dans ses intentions[31] .
Lide que lconomie puisse tre rgule par des mcanismes amoraux nest pas nouvelle. Bernard de Mandeville lavait dj fait remarquer dans sa Fable des Abeilles, o il expliquait comment les vices privs, cest--dire la consommation de richesses, se rvlaient tre des vertus collectives, susceptibles de stimuler lactivit conomique[32].
Mais cette vision est conteste de nos jours. Tout d'abord , Pour Heilbroner, Adam Smith n'est pas laptre dun capitalisme sauvage. Le principe du march tel quil le dcrit sapplique lconomie artisanale de son poque. Il en a conscience et dnonce les industriels qui par les ententes et les monopoles tentent de contourner la loi du march leur seul profit. Ce nest donc pas lÉtat qui menace le plus lconomie de march mais plutt les industriels, et il revient lautorit souveraine de sassurer du respect des rgles du march[33]. Noam Chomsky[34] met une double critique de cette version de la main invisible : d'une part il souligne l'absence de toute rfrence la Thorie des Sentiments Moraux ce qui pour lui tend montrer que nous sommes censs vnrer Adam Smith mais non le lire, et d'autre part partant du passage o Smith traite de la main invisible dans la Richesse des Nations[35], il met en exergue que chez Smith galit de profit ou peu prs l'homme, guid par son propre intrt et une plus grande sret dans ses investissements, choisira le succs de l'industrie nationale et sera de la sorte conduit par une main invisible servir l'intrt public ce qui n'tait pas son but. Rflexion qui lui semble aller l'encontre de la thorie du libre-change global soutenue par le courant conomique libral[34].
La main invisible dans l'approche unifie d'inspiration plus sociale librale
Dans cette approche au contraire par rapport David Hume, Leibniz ou Malebranche, le secret de Smith est chercher dans larticulation de la philosophie et plus prcisment de la philosophie morale de la Thorie des sentiments moraux [1759] avec lanalyse de la Richesse des Nations [36]. La consquence en est que l'ordre physique, c'est--dire l'ordre de la richesse matrielle ne se confond pas avec l'ordre moral entendu chez Smith comme harmonie ou bonheur intrieur. D'o alors que la main invisible dans l'approche dichotomique conduit automatiquement et facilement l'harmonie, ici, l'harmonisation doit porter la fois sur le monde physique de la richesse matrielle et sur le monde intrieur. Il en dcoule l'impossibilit de rduire l'tre humain un simple mcanisme qui rpond au stimuli de l'intrt et la ncessit au contraire ce qu'il utilise au mieux ses sentiments et sa raison.
Toutefois, Smith s'inscrit dans la tradition de Newton o le monde reste au-del de ce que la raison peut concevoir[37]. Elle ne permet pas comme chez Malebranche de concevoir ce que Dieu aurait pu concevoir de meilleur[38]. Malgr tout, l'homme partant des observations de l'existant peut d'une certaine faon le rendre meilleur. Pour Michal Biziou[39], lintervention du gouvernement et de la loi chez Smith se trouvent justifies par le fait que son libralisme prne le perfectionnement intentionnel dun ordre sub-optimal non intentionnel . Pour cet auteur [40] ceux qui soutiennent la thse dune autorgulation optimale du march confondent deux ides distinctes : lide des consquences inattendues et celle du cours naturel des choses , cest--dire quils ne distinguent pas naturel au sens de non intentionnel, avec le naturel de cours naturel des choses qui lui se rfre un idal.
Si donc chez Smith la notion de main invisible traduit bien l'existence de consquences inattendues, celles-ci ne sont pas forcment favorables. Par contre connatre si les consquences sont positives ou ngatives sert nourrir la facult de juger des hommes dont l'usage contribue au bonheur intrieur ou moral des hommes. Alors que dans la tradition du libralisme classique la main invisible est d'une certaine faon organique ici elle s'inscrit dans un processus plus rflexif et plus politique[41] qui sur bien des points la rapproche des problmatiques sociales librales[N 2]
Laccumulation et la croissance


Le libre-change


La thse de Smith sur le commerce international se fonde sur une vidence a priori : il est prudent de ne jamais essayer de faire chez soi la chose qui cotera moins acheter qu faire.[43]
Smith reprend en fait une critique du mercantilisme entame par David Hume en 1752. Hume pensait que les excdents commerciaux, en accroissant la quantit de monnaie sur le territoire, provoquaient une hausse des prix et donc une baisse de la productivit induisant un dficit commercial, de sorte que les balances commerciales sajustaient naturellement, et quil tait inutile de poursuivre lexcdent[44].
La dmonstration formelle des avantages du libre-change est diffrente chez Smith. Elle repose sur la notion davantage absolu. Si une premire nation est meilleure dans la production dun premier bien, tandis quune seconde est meilleure dans la production dun second bien, alors chacune dentre elles a intrt se spcialiser dans sa production de prdilection et changer les fruits de son travail.


Le rle de lÉtat


Dans le livre V de la Richesse des nations, Adam Smith dfinit enfin les fonctions dun État en charge de lintrt gnral (et non de lintrt du prince). Il sagit dabord des fonctions dites rgaliennes (police, arme, justice). LÉtat doit protger les citoyens contre les injustices et les violences venant du dedans comme du dehors.

Lanalyse du droit public de Smith sinscrit dans la logique de Grotius, Pufendorf et Hobbes, mais Adam Smith opre dans ses cours Glasgow (1762-1763) une rupture nette dans sa dfinition des fonctions de la police , cest--dire la protection et la rgulation de lordre intrieur. Or, lpoque, la rgulation de lordre intrieur est troitement lie labondance et au prix des vivres ; garantir l'ordre public, c'est garantir l'approvisionnement en vivres. La police impliquerait donc lintervention conomique, ce quoi soppose Smith dans ses cours Glasgow en expliquant que lintervention conomique est contre-productive vu quelle nuit lopulence des denres[45].
Adam Smith dfinit donc les devoirs rgaliens dans leur sens moderne : la protection des liberts individuelles fondamentales contre les agressions du dedans et du dehors. Pour autant, Smith ne refuse pas lÉtat toute intervention conomique. Aux devoirs de protger les citoyens et leurs biens contre les injustices venues de lintrieur et dempcher les invasions darmes trangres, Smith

attribue lÉtat une dernire fonction

Le troisime et dernier devoir du souverain est dentretenir ces ouvrages ou ces tablissements publics dont une grande socit retire dimmenses avantages, mais sont nanmoins de nature ne pouvoir tre entrepris ou entretenus par un ou plusieurs particuliers, attendu que, pour ceux-ci, le profit ne saurait jamais leur en rembourser la dpense.[46]
Avec ce devoir , Smith justifie clairement un certain interventionnisme de lÉtat dans la vie conomique. Il dfinit aussi ce que la science conomique appellera plus tard le bien commun. Selon Smith, le march ne peut pas prendre en charge toutes les activits conomiques, car certaines ne sont rentables pour aucune entreprise, et pourtant elles profitent largement la socit dans son ensemble. Ces activits doivent alors tre prises en charge par lÉtat. Il sagit surtout des grandes infrastructures, mais lanalyse peut stendre aux services publics.
Dans un article publi en 1927, Jacob Viner, professeur d'conomie l'universit de Chicago, crivait ainsi qu'Adam Smith n'tait pas un avocat doctrinaire du laisser-faire, laissant beaucoup de place l'intervention gouvernementale, tenant compte des circonstances pour dcider si une politique librale est bonne ou mauvaise. Il soulignait: Les avocats modernes du laisser-faire qui s'objectent la participation du gouvernement dans les affaires parce qu'elle constituerait un empitement sur un champ rserv par la nature l'entreprise prive ne peuvent trouver d'appui cet argument dans la Richesse des nations (Viner, 1927: 227)[47].

Positions politiques

À travers la Richesse des nations, Adam Smith prend de nombreuses positions sur les dbats politiques de son temps et tente, la lumire de lconomie, de contribuer lidal des Lumires du XVIIIe sicle.
Sur la question de lesclavage, il explique que le travail des esclaves est en fait bien plus coteux que celui des hommes libres, motivs par lappt du gain et guids par les forces du march. Lexprience de tous les temps et de toutes les nations, crit Adam Smith, saccorde, je crois, pour dmontrer que louvrage fait par des esclaves, quoiquil paraisse ne coter que les frais de leur subsistance, est au bout du compte le plus cher de tous.[48]
Cest dans une logique semblable quil sattaque au colonialisme, entreprise coteuse dexploitation.
Ce [les colonies] sont tout au plus des dpendances accessoires, une espce de cortge que lempire trane sa suite pour la magnificence et la parade.
[49]

Il consacre une centaine de pages dnoncer le systme conomique mercantiliste qui dicte jusque-l la politique des grandes nations[50].
Adam Smith npargne pas non plus laristocratie terrienne. La critique des propritaires fonciers oisifs, les rentiers, sera surtout luvre de David Ricardo, mais ds 1776 Smith faisait remarquer : les propritaires, comme tous les autres hommes, aiment recueillir l o ils nont pas sem. 51

Lhritage de Smith
Richesses de luvre et inspirations

Articles dtaills : École classique et Libralisme conomique.
Adam Smith na pas fait natre le libralisme conomique. Dj Montesquieu crivait en 1748 dans De l'esprit des lois: "Il se trouve que chacun va au bien commun, croyant aller ses intrts particuliers." Puis le physiocrate Vincent de Gournay avait demand aux gouvernants de laisser faire les hommes et de laisser passer les marchandises , mais il ne sagissait alors que de dnoncer le systme des corporations et dencourager la libre circulation des grains dans les provinces dun unique royaume. Et Turgot crivait en 1759 dans l'Éloge de Vincent de Gournay : Lintrt particulier abandonn lui-mme produira plus srement le bien gnral que les oprations du gouvernement, toujours fautives et ncessairement diriges par une thorie vague et incertaine . On considre nanmoins que cest Adam Smith qui, en faisant de linitiative prive et goste le moteur de lconomie et le ciment de la socit, achve dnoncer le dogme libral[52].

Au plan intellectuel, linfluence la plus directe dAdam Smith se manifeste dans linspiration que trouvent dans la Richesse des nations les conomistes des dcennies suivantes. Parmi eux se rclament de Smith des auteurs dont la clbrit deviendra presque aussi grande comme Thomas Malthus, David Ricardo et John Stuart Mill en Angleterre, Jean-Baptiste Say en France. Ces auteurs libraux donnent une impulsion sans antcdents la science conomique en discutant dans leurs ouvrages les avis de celui quils nomment le Dr Smith. Karl Marx, lui-mme admirateur dAdam Smith, les qualifie de classiques , bien que ses propres travaux, fonds sur la mthode scientifique et rigoureuse des classiques, lamnent prner une doctrine, le communisme, oppose au libralisme.
Le plus tonnant est de retrouver dans la Richesse des nations nombre de petites phrases qui semblent annoncer les grandes ides conomiques des sicles futurs. Quelques exemples :
Au dbut des annes 1980, les thoriciens de loffre avancrent lide que des taux de prlvements obligatoires trop levs, en dcourageant lactivit, peuvent au final engendrer des recettes fiscales infrieures celle dun impt plus modr. Cette thorie modlise par la courbe de Laffer, popularise par la clbre formule trop dimpt tue limpt et qui motiva une partie de la politique conomique de Ronald Reagan navait rien de nouveau. En 1776, Smith crivait dj :
Limpt peut entraver lindustrie du peuple et le dtourner de sadonner de certaines branches de commerce ou de travail, qui fourniraient de loccupation et des moyens de subsistance beaucoup de monde. Ainsi, tandis que dun ct il oblige le peuple payer, de lautre il diminue ou peut-tre anantit quelques-unes des sources qui pourraient le mettre plus aisment dans le cas de le faire.
[53]

À la fin du XIXe sicle, le sociologue amricain Thorstein Veblen critique les postulats conomiques sur le comportement du consommateur[54]. Pour lui, le consommateur accrot souvent sa consommation dun bien quand son prix augmente, et ce par effet de snobisme dans un objectif de dmonstration sociale. Mais Smith lavait crit cent cinquante ans plus tt :
Pour la plupart des riches, le principal plaisir quils tirent de la richesse consiste en faire talage et leurs yeux leur richesse est incomplte tant quils ne paraissent pas possder ces marques dcisives de lopulence que nul ne peut possder sauf eux-mmes.
[52]

Mais plus gnralement cest le concept du march, comme mcanisme de base de la socit tout entire qui devint le sujet de prdilection des conomistes qui depuis lors sintressent ses imperfections, ses incapacits, et son inexistence relative dans lconomie relle o les situations de monopoles sont courantes.
Si nombre dconomistes admirent Smith, cest peut-tre parce que nombre de courants peuvent y voir le pre de leurs ides. Les libraux le saluent comme celui qui a mis en lumire limportance du march comme mode de rgulation automatique de la socit, ceux recommandant une intervention modre de lÉtat peuvent pourtant rappeler que Smith en a aussi soulign les imperfections ventuelles et a appel la puissance publique les corriger. Bien qu loppos des ides politiques de Smith, Karl Marx lui-mme sen inspire en dveloppant toute une doctrine fonde sur la thorie classique de la valeur

Des obsolescences

Pour autant, luvre de Smith nest pas exempte dimperfections et la science conomique a su se placer en rupture avec certains de ses postulats. La thorie de lavantage absolu sest rvl tre un argument relativement faible en faveur du libre-change, infrieur aux analyses de David Hume sur la balance des paiements qui lavaient prcde, mais surtout la thorie de lavantage comparatif avance par David Ricardo en 1817 dans Des principes de l'conomie politique et de l'impt. Dans le monde de Smith, deux pays navaient avantage changer que lorsque chacun dentre eux disposait dun avantage sur lautre dans une production donne. Aucun argument ntait prsent pour les pays a priori dsavantags. Ce sera donc la dmonstration de Ricardo selon laquelle mme le pays le moins comptitif du monde trouve intrt au commerce international qui sera retenu comme argument principal du courant

libre-changiste 55

De mme la thorie de la valeur travail dveloppe par Smith et adopte par la plupart des classiques anglo-saxons et les marxistes, en opposition avec la conception subjective de Dmocrite, des scolastiques et des classiques franais (Turgot, Say, Condillac), a t abandonne par la science conomique noclassique partir de la fin du XIXe sicle. Toute lanalyse microconomique repose sur lide que la valeur dun bien est fonde sur lutilit que nous apporte la consommation dune unit supplmentaire de celui-ci, cest--dire sur son utilit marginale. Or Smith avait cart lutilit comme facteur de valeur des produits au profit du travail ncessaire leur production[56].
Enfin Adam Smith na semble-t-il compris que partiellement les grandes transformations conomiques quallait apporter la Rvolution industrielle[57]. On est tonn de son postulat selon lequel lachat de machine accrot le besoin de main-duvre car on a depuis tendance postuler le contraire. Lide selon laquelle les individus sont guids par leur intrt individuel peut aussi sembler en contradiction avec la socit industrielle du XIXe sicle o les rapports socio-conomiques sont moins le fait des individus isols que des classes sociales auxquelles ils disent s'identifier : la bourgeoisie et le proltariat. Pour Karl Polanyi, qui critique le paradigme emprunt Smith du sauvage adonn au roc , les ides d'Adam Smith sur la psychologie conomique du premier homme taient aussi fausses que celles de Rousseau sur la psychologie politique du sauvage [58].
Murray Rothbard, conomiste de l'cole autrichienne d'conomie, voit de faon plus dure dans l'importance suppose de Smith un mythe . Il fait plutt remonter l'origine de l'conomie moderne Richard Cantillon[59].

Influence politique

Dans la sphre politique et industrielle, les admirateurs de Smith sont nombreux. Dix ans aprs la parution de la Richesse des nations les gouvernements franais et anglais signent en 1786 le Trait d'Eden qui instaure un certain libre-change entre les deux pays. Dsquilibr car accordant plus d'avantages l'Angleterre industrielle qu' la France rduite exporter des produits primaires, il sera remis en cause par la Rvolution franaise et il faudra attendre 1860 pour qu'un trait de libre-change soit sign entre la France et l'Angleterre.
Aux États-Unis, le secrtaire dÉtat au Trsor, Alexander Hamilton espre fonder une nation industrieuse. Son clbre Rapport sur les manufactures repose en grande partie sur une lecture critique des thses de Smith, sen inspirant largement mais critiquant son laissez-faire jug excessif[60] et souhaitant protger lindustrie amricaine balbutiante du libre-change.
En Angleterre, lide selon laquelle la recherche du profit individuel se fait au profit de la nation tout entire devient le dogme de la bourgeoisie capitaliste qui y trouve une justification. De cette faon, les ides de Smith ont t profondment dtournes. Le concept de la main invisible qui devint si chre aux dfenseurs de lentrepreneuriat capitaliste ne sappliquait qu lconomie essentiellement artisanale de lpoque dAdam Smith, qui se mfiait lui-mme des industriels et de leurs manigances visant tablir des ententes et des monopoles afin de saffranchir des contraintes du march et dimposer leurs prix. Bien que caricature, lanalyse smithienne du march permit une longue et progressive transition des lgislations conomiques, notamment en Angleterre, qui furent favorables la Rvolution industrielle et la libre-entreprise[61].
Quelle tendue peut-on prter linfluence dAdam Smith sur le monde ? Lconomiste britannique John Maynard Keynes crit au XXe sicle :
Quelles soient justes ou errones, les ides des thoriciens de lconomie et de la politique exercent une puissance suprieure celle quon leur prte communment. En fait, ce sont elles qui mnent le monde ou peu sen faut. Tel pragmatique dclar, qui se croit libre de toute influence thorique, suit en fait aveuglment un conomiste dfunt. Tel maniaque de lautorit, qui entend des voix, ne tire en fait sa frnsie que dun docte barbouilleur de papier des annes prcdentes. Je suis certain quon sexagre linfluence des intrts acquis par rapport lemprise progressive des ides.
[62]

Si on en croit Keynes, il ne semble donc pas exagr de prtendre quAdam Smith et ses ides ont model le monde qui les a suivis. Toutefois, pour Schumpeter et Magnusson, les ides attribues Adam Smith ont en fait t fabriques aprs sa mort pour des raisons politiques et idologiques et Smith lui-mme, selon Michal Biziou, tait plus un philosophe moral dans la ligne de son matre Francis Hutcheson, qu'un conomiste

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2009-12-13, 19:34   : ( 3 )

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uvres dAdam Smith

Thorie des sentiments moraux, 1759
Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776
Publies titre posthume:
Works and Correspondence of Adam Smith, 1976
Lectures on Jurisprudence, 1976 (PDF)
Adam Smith Essays on Philosophical Subjets, Clarendon Press, 1981

Notes

↑ l'ide reue de la main invisible chez Smith a t vhicule consciemment par les ultra-libraux de Chicago, et inconsciemment par des milliers d'auteurs de manuels , Raveaud, 2009, p.88
↑ On retrouve chez un auteur comme Amartya Sen une tension somme toute assez smithienne entre responsabilit des socits modernes envers leur membre et la ncessit d'une certaine modration financire (Amartya Sen, 2003, l'conomie est une science morale, La Dcouverte, p. 77).

Rfrences

↑ Joseph Schumpeter, History of Economic Analysis
↑ Rae, op. cit., p. 2.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 45.
↑ Rae, op. cit., pp. 4-5.
↑ Correespondence of Adam Smith, Mossner et Ross, Oxford, Clarendon Press, 1977, lettre 274, p. 309.
↑ Prsentation de la Richesse des Nations, Diatkine
↑ Heilbroner, op. cit., pp. 45-46.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 46.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 44.
↑ Heilbroner, op. cit., pp. 46-47.
↑ Albert Delatour, Adam Smith, sa vie, ses travaux, ses doctrines [archive], 1886 p. 75.
↑ Albert Delatour, op. cit., p. 75.
↑ Ronald Coase, "Adam Smiths View of Man [archive]" (PDF), pp. 18-19 (en).
↑ Il reste clbre dans lhistoire pour avoir dict le Townshend Acts qui imposent des taxes sur le th, le papier et le verre destination des possessions anglaises aux Amriques et qui ont dclench la guerre d'indpendance des États-Unis d'Amrique.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 47.
↑ Heilbroner, op. cit., pp. 48-49.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 50.
↑ Heilbroner, op. cit., p. 74.
↑ Thorie des Sentiments Moraux, I,1,1, trad Biziou, Gautier, Pradeau, PUF, Quadrige, 1999, p 23 : Aussi goste que l'homme puisse tre suppos, il y a videmment certains principes dans sa nature qui le conduisent s'intresser la fortune des autres et qui lui rendent ncessaire leur bonheur, quoiqu'il n'en retire rien d'autre que le plaisir de les voir heureux.
↑ Heilbroner, Adam Smith , in Encyclopaedia Britannica.
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Liens externes

Fac-simil d'une dition de 1838 avec les commentaires des principaux conomistes libraux de l'poque (Say, Blanqui, MaCulloch...) qui expriment leurs divergences avec l'analyse de Smith.
(fr) Dossier sur Adam Smith dans l'Encyclopdie de l'Agora
(fr) Adam Smith est avant tout un philosophe, entretien avec Michael Biziou
(en) Quelques rflexions sur lthique dAdam Smith
(fr) Critique de lanalyse de Smith in Rosa Luxemburg, LAccumulation du capital,
1913

FIN

 


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